A mon retour de Berlin à la fin du mois de juillet, je n'ai pas ressenti de nostalgie. Impossible : à chaque pensée pour Berlin, j'avais l'impression que mes souvenirs s'enfuyaient, que rien ne s'était passé. L'impression de n'avoir jamais quitté la fac, jamais quitté Lakanal, jamais quitté les gens que j'aime. Un atterrissage à la fois rêvé et déroutant.
Et puis c'est maintenant que la routine s'est installée que Berlin me revient...avec la nostalgie. Pas la nostalgie des moments de solitude des débuts, ça non. Mais la nostalgie des petits riens qui faisaient mon Berlin.
Rire toute seule en passant devant le clochard la gare de Nollendorf, qui jouait de l'harmonica comme un pieds, en se collant une radio portable grésillante à l'oreille.
Aller faire mes courses chez Kaiser's (c'est bête, mais c'est vrai)
Aller acheter du dentifrice et du gel douche Nivea chez Schlecker (c'est bête, mais c'est vrai aussi)
Dire "tschüss" en sortant d'un magasin, et s'entendre répondre "tschüssiii".
Prendre le U-Bahn, se moquer des touristes et se sentir berlinoise.
Parler un allemand boîteux avec les autres erasmus de la fac.
Embêter Manou parce que "haaaaa c'est horrible j'ai rien compris aujourd'hui en Völkerrecht/BGB!!! Et toi t'as compris? Hein, dis moi : t'as compris? Dis moi que non."
Appeler Emmanuel Manou.
Aller manger un dürüm döner cher Hasir. Voire un énorme kebab dans l'assiette. Et un künefe. Et prendre un Spezi avec.
Aller manger une part de pizza chez Dolce Pizza.
Pester devant les croissants à la saucisse (quelle hérésie mein Gott)
Entendre la dame de la cafet' de la fac râler et dire "Man, man, man, man , man!!!"
Prendre un Apfelschorle à la Mensa.
Aller chez Hannah et Maria pour le cours de français, boire un thé servi par leur maman, et repartir à la nuit tombée.
Enfin tout ça quoi.
Mais bon, à Berlin, tu n'étais pas là. Et vous non plus. Alors la nostalgie s'efface. Mais Berlin est là, derrière moi mais présent. Quelque part dans un coin de ma tête. Et je reviendrai, sicher.
Au fait, bon anniversaire Berlin.
Et puis c'est maintenant que la routine s'est installée que Berlin me revient...avec la nostalgie. Pas la nostalgie des moments de solitude des débuts, ça non. Mais la nostalgie des petits riens qui faisaient mon Berlin.
Rire toute seule en passant devant le clochard la gare de Nollendorf, qui jouait de l'harmonica comme un pieds, en se collant une radio portable grésillante à l'oreille.
Aller faire mes courses chez Kaiser's (c'est bête, mais c'est vrai)
Aller acheter du dentifrice et du gel douche Nivea chez Schlecker (c'est bête, mais c'est vrai aussi)
Dire "tschüss" en sortant d'un magasin, et s'entendre répondre "tschüssiii".
Prendre le U-Bahn, se moquer des touristes et se sentir berlinoise.
Parler un allemand boîteux avec les autres erasmus de la fac.
Embêter Manou parce que "haaaaa c'est horrible j'ai rien compris aujourd'hui en Völkerrecht/BGB!!! Et toi t'as compris? Hein, dis moi : t'as compris? Dis moi que non."
Appeler Emmanuel Manou.
Aller manger un dürüm döner cher Hasir. Voire un énorme kebab dans l'assiette. Et un künefe. Et prendre un Spezi avec.
Aller manger une part de pizza chez Dolce Pizza.
Pester devant les croissants à la saucisse (quelle hérésie mein Gott)
Entendre la dame de la cafet' de la fac râler et dire "Man, man, man, man , man!!!"
Prendre un Apfelschorle à la Mensa.
Aller chez Hannah et Maria pour le cours de français, boire un thé servi par leur maman, et repartir à la nuit tombée.
Enfin tout ça quoi.
Mais bon, à Berlin, tu n'étais pas là. Et vous non plus. Alors la nostalgie s'efface. Mais Berlin est là, derrière moi mais présent. Quelque part dans un coin de ma tête. Et je reviendrai, sicher.
Au fait, bon anniversaire Berlin.




























