dimanche 7 décembre 2008

l'hypermarché de Noël am Gendarmenmarkt

Le genre de marché très joli, et qui vous emplirait de la joie de Noël si il n'avait pas ce petit côté usine-à-touristes-qui-en-font-le-tour-en-traînant-leur-valise-derrière-eux. Ah oui, j'oubliais : l'entrée est payante. 1 euro seulement mais quand même, c'est Noël oui ou non?!

M'enfin, il y avait quand même de belles choses...



Raclette, servie façon "Imbiss" (= tartinée sur du pain) :


Il y avait aussi, comme sur tous les marchés de Noël ici, du Glühwein (=vin chaud) :


Des joujoux par milliers...


Des Lebkuchen, encore et encore...



Et puis le cadre est tout de même plutôt sympa : le marché est situé au pied du französischer Dom :

vendredi 5 décembre 2008

Esprit de Noël, bist du da?

Mon goûter préféré ces jours-ci : j'ai nommé les sehr leckere Lebkuchen (pain d'épice agrémenté d'écorce d'orange, de morceaux de noisette, et enrobé de chocolat, ou délicieusement glacé...) Vous êtes jaloux? Vous avez raison! :


Le petit Weihnachtsmann qui me souhaite "Willkommen" lorsque je rentre chez moi. So süB, isn't it? :


L'entrée de chez Hannah et Maria (mes 2 petites "élèves"), déjà joliment couronnée, mais ce n'est RIEN en comparaison de l'intérieur de la maison. Chez les K., l'Avent, c'est quelque chose! De belles branches de sapin dans des vases ornent le buffet du salon, une jolie et grande couronne de l'Avent trône sur la table basse, et chaque membre de la famille a son propre calendrier de l'Avent, confectionné par la maman. Bref tout y est...sauf le sapin de Noël : ce n'est que le 24 décembre qu'il fera son apparition dans le salon. Ja, so ist es in Deutschland.


...C'est donc à se demander si les sapins en cage qui occupent la Nollendorfplatz depuis une semaine ne vont pas s'ennuyer d'ici là!

samedi 22 novembre 2008

Boules de neige et pain d'épices...


Cette fois c'est l'hiver, le vrai. Il fait froid (un froid sec et vivifiant, pas humide pour deux sous), j'ai sorti mon bonnet (merci Cyrielle!) et mon écharpe rouges, il neige parfois, je mange des gâteaux au pain d'épices enrobés de chocolat, les couronnes de l'Avant et les lumières arrivent doucement... J'aime cette sorte d'effervescence tranquille à l'approche de Noël. C'est l'hiver, le vrai. Et j'aime ça!

jeudi 20 novembre 2008

Nice to meet you!

"Kulturelle Kollisionen in 100 sec" (soit choc, ou du moins rencontre culturelle en 100 secondes) : tel était le thème de ce concours de (très) courts métrages, organisé conjointement par le Haus der Kulturen der Welt (maison des cultures du monde) et radio multikulti . Les participants sont eux aussi assez... euh ben multikulti quoi, et ont aussi été très nombreux à concourir. Mais, comme ça n'aurait pas été drôle que tout le monde gagne, seulement 15 de leurs filmounets ont été nominés (ou nommés? Haha les paris sont ouverts). Drôles, percutants, quelconques, touchants il y en avait pour tous les goûts. Si vous voulez vous faire une petite idée, et vous sentir multikulti le temps de quelques clics, allez faire un tour sur www.hundertsekunden.de , rubrique "Galerie".

Alors, avez vous senti la multikultitude vous envahir???

J'ai été, avec mon compère Manu, à la Preisverleihung (remise des prix), et j'ai trouvé ça...oui, multiculturel, selbstverständlich, mais aussi franchement...génial! Tout simplement. Une soirée très sympa et bien orchestrée : une joyeuse alternance de diffusion des courts métrages nominés, et de morceaux de musique joués live in direct par le Far East Band, un orchestre qui a accompagné au cours de la soirée 3 chanteurs différents, dont celui de Ohrbooten, groupe berlinois que certains d'entre vous connaissent peut être. A la remise des prix a ensuite succédé une soirée sur fond de musique festive et balkanique, agrémentée de petits fours (et évidemment de petits bouts de Wurst, parce que bon, la multikultitude ok, mais bon hein, on est en Allemagne ja oder nein?!)...et de bon vin. Le tout pour 6 euros au tarif étudiant, moi je dis, ça ne valait pas le coup de s'en priver! En plus on a même eu droit à un stylo et à un crayon à papier griffés "radiomultikulti", ainsi qu'à des autocollants "nice to meet you".





et les gagnants dans tout ça?? Haha, je vous vois d'ici baver sur votre clavier devant tant de suspens...

1) Toleranz am Spinatsee, de Anton Schreiber (16 ans, quand même. Et qui était assis à côté de moi. La classe, tout simplement. Que voulez vous...)

2) Biometrisch, de Ahmed Shah (j'ai bien aimé)

3) Valentino, de Robinson Zugina (rubrique mignonnet)

4) Nachbar-ein Kaffee?, de Sarah Feddersen (rubrique "franchement pas mal fallait y penser")
et The Sound of Multikulti, de Özge Celik et Adam Janisch (rubrique original et sympa)

5) 1 ungleich 2 - Wie das Leben so spielt, de Uwe Meinelt et Kino Berlino (prix du public)

(NDLR : j'ai piqué la dernière photo sur un autre blog je sais c'est le mal. Pardon monsieur je me repens)

dimanche 16 novembre 2008

Mission chambre 6

Hier, alors que je me battais avec les Willenserklärung, entre mon dico et mon BGB (code civil), une mission de haute importance était en train d'être accomplie dans les couloirs de mon ancienne humble demeure . J'ai nommé Pionville, chambre 6.

"LOUISE WAS HERE"

Merci :-) "Je vous aime touuuuuuuuuus" (T's copyright).

kurz und gut :

vendredi 7 novembre 2008

Les rideaux en carton, pirouetteuh, cacahuèteuh!

Depuis que mon tilleul (si si, c'est le miens!) a perdu ses feuilles, l'absence de rideaux a commencé à être plus gênante. Mission rideaux donc. Problème : comment installer une tringle sans perçeuse, sans clous, sans vis, et sans acheter tout cela? Fastoche :

- acheter des petites pinces avec accroche et des crochets adhésifs



- Du tissus à 3 francs 6 sous le mètre chez Ikea



=>> et voilà! Bon, selbstverständlich, le tissus est brut de brut et les bords sont donc coupés n'importe comment et non cousus, un truc à faire hurler mes mamies couturières, mais n'empêche, ça tient! Je vous autorise quand même à rire, parce que comme dirait mon Charlounet de frérot "eh, ils sont en carton tes rideaux". Personnellement, je dirais même en mousse. Hihi.


En attendant, à moi (nous) les grasses mat'!!! :-)

mercredi 5 novembre 2008

La classe! ... ou pas!

Ce monsieur est Horst Köhler. Sa tête ne vous dit rien? Son nom non plus? Non non vous n'êtes pas incultes (quoique...), c'est juste car il est un peu la reine d'Angleterre allemande : c'est le président de la République Fédérale d'Allemagne, et ces fonctions sont purement représentatives. That's why. Et moi, si je publie sa photo ici, ce n'est pas parce que j'aime écrire des articles qui ne servent à rien sur mon blog (quoique...), mais parce que... Horst Köhler himself était à la FU (Freie Universität, meine Uni, ma fac, mon oeuvre [...!]) ce matin pour y faire un discours. Et ouaiiiiiiiiiiiis. De nombreux policiers tout de vert-kaki-caca d'oie vêtus montaient donc la garde tout autour du bâtiment où il se trouvait, tout en surveillant les quelques étudiants qui en profitaient pour manifester. Grâce à cet évènement extraaaaaaaaordinaire, le cours de bürgerlisches Recht (= droit civil) de ce matin a été annulé. Evidemment, tout le monde avait été mis au courant...sauf les 4 Erasmus de l'amphi (dont moi) qui se sont donc pointés sagement à 10 heures pour le début du cours. Mais bon passé la seconde douloureuse où l'on s'est dit "achputainfaitchierj'auraispufairelagrassemat", cette nouvelle nous a quand même tous réjouis, et nous en avons profité pour aller rôder aux abords du bâtiment VIP et essayer d'entrevoir la tête d'Horst Köhler. En fait on a pas tellement réussi. On était un peu rageux sur le coup mais on s'est autoréconfortés en se disant que de toutes façons il est bien gentil Horst mais au lendemain de la victoire de Barack euh voilà quoi, hein.

vendredi 31 octobre 2008

Ciel gris, oui, mais aussi plantes VERTES et parapluie ROSE.

Les plantes VERTES sont celles de mon voisin (non, pas celui-là, l'autre). Habituellement, ses plantes peuplent la forêt vierge qui lui sert de balcon, où elles côtoient le drapeau tibétain et la guirlande multicolore. Mais pour ne pas qu'elles prennent froid, ledit voisin les a rapatriées là où la température est plus clémente. Non, pas chez lui, car il n'y aurait peut être pas assez de mètres carrés pour les héberger, d'une part, et d'autre part car la hauteur de plafond ne serait pas suffisante non plus. En revanche, dans la cage d'escalier...! Voilà comment, depuis cette semaine, les parties communes de mon immeubles ont pris des allures tropicales. Moi, j'adore! Alors quand je lis le petit mot laissé par Titou-les-pouces-verts pour s'excuser de nous encombrer, j'ai plutôt envie de lui dire : surtout ne change rien!





Quant au parapluie rose, c'est le mien. Certains l'auront compris à force que je leur rebatte les oreilles à son sujet. Mais c'est vrai que je lui voue une affection toute particulière. Je suis d'ailleurs un peu triste car il risque de bientôt mourir, assassiné par un de ces coups de vent sibérien. Pas grave, j'en achèterai un orange.

dimanche 26 octobre 2008

Un dimanche berlinois, un vrai

"Die Entdeckung der Currywurst". Pendant le Vorkurs, nous passions tous les jours devant cette affiche de film sur le chemin de la fac. Avec Emmanuel, il nous semblait évident que cela devait être une comédie sur la Currywurst, plus ou moins sur le thème de l'intégration, de la vie d'immigré à Berlin (Le titre signifie : la découverte de la Currywurst, et cette dernière est une spécialité """""culinaire""""" (oui oui, avec beauuuuuuucoup de guillemets!) berlinoise). Et en fait, et bien euh....pas du tout! Mais c'est un film sympa quand même! C'était donc finalement l'histoire d'une femme d'une quarantaine d'année, début 1945 à Berlin, qui s'entiche d'un soldat et lui propose de vivre chez elle (et de ne pas en sortir...la coquine) le temps que la guerre se finisse. Le hic, c'est que le petit gars était tellement chou, qu'elle décide de se le garder bien au chaud chez elle même une fois la guerre terminée. Et quand elle se décide enfin à lui dire que la "Krieg ist aus, vorbei!" (lui même l'ignorait totalement, faute de radio et de journaux chez la madame), le gai luron s'en va, en lui laissant pour seul souvenir son uniforme de marin, et en emportant les habits...du mari de la dame qui était alors encore au front. Vous suivez?? Bon et puis après rien ne va plus : le méchant mari revient, le gentil fils (de l'âge du beau soldat) aussi, et la dame est très malheureuse...jusqu'à ce qu'un soldat américain lui donne de la poudre de curry et du ketchup (ingrédients de la Currywurst, qui n'existait alors pas encore) en quantités industrielles. comme la dame s'ennuie de son soldat chéri, elle s'enferme dans sa cuisine et invente un petit plat avec le curry et le ketchup => c'est ainsi que la Currywurst est née mes amis! Et ouiiiiiii! Bon en fait on ne sait pas tellement si c'est une histoire vraie (sûrement que non d'ailleurs en fait), et la fin de mon résumé est très très résumée, car je vous avoue que Manu (prononcer Manou) et moi n'avons pas tout tout compris à la fin du film. Mais c'était un bon film, et la musique était belle (dixit Manu, moi je ne connais pas grand chose en musique classique). Et puis ça montre aussi que les Allemands sont décidément quelques peu traumatisés par leur passé récent : il y a également en ce moment à l'affiche un film intitulé "Anonyma", sur la vie d'une femme à Berlin pendant la seconde guerre mondiale.

En sortant de la séance de ciné sur les coups de 15 heures, nous avons décidé d'aller flâner dans les rues autour d'Alexander Platz, du côté du Nikolaïes Viertel. (ndlr : les photos où il fait nuit, c'était vers 17 heures 30. Il fait nuit tôt à cause de ce f......g changement d'heure. Et les photos où il fait encore jour, c'était au début de la balade. Elles se retrouvent à la fin de mon article, c'est normal : je suis toujours aussi douée! ;-) )

La Fernsehturm (tour de la TV), toute de rose illuminée, qui contraste avec l'église autrement moins moderne.


Le tramway :

Un bar, le "You're welcome", où les clients sont vraisemblablement accueillis...par la police! Mouarf mouarf!



Berlin, multikulti Stadt (ville multi cullturelle) :



Manu et les joies de Noël :



Un petit théâtre de marionnettes :


La Fernsehturm, encore et toujours :

samedi 18 octobre 2008

Première semaine de Rechtswissenschaftlerin

Voici l'entrée, que j'emprunte désormais tous les jours, du Fachbereich Rechtswissenschafts (= département du droit)...


...et le bâtiment principal, où je suis allée moultes fois ces jours ci rendre visite à la coordinatrice Erasmus... (et oui, les réjouissances administratives continuent!) Je trouve étonnant le contraste entre cette bâtisse plutôt classe et jolie, en comparaison avec le bâtiment tout gris qui le jouxte (voir photo précédente).


Bilan de cette 1ère semaine : il y a du Brot sur la planche les amis! Parce que le droit auf Deutsch...! C'est pas du gâteau. Autrement, les cours ont l'air assez intéressants pour la plupart (je dis "ont l'air" car je n'ai pas tout compris, mais quand le prof parle en s'animant, en faisant de grands gestes, que les allemands participent et rient à ses blagounettes de juriste, j'en déduit que ça doit être intéressant!). Sinon j'ai noté deux choses qui différencient les cours en amphi ici de ceux en France :
- Les étudiants participent activement, qu'il y ait 300 ou 20 étudiants dans l'amphi, soit lorsque le prof les y invite, soit en interrompant le prof en pleine envolée lyrico-juridique pour donner leur avis sur telle ou telle question. Les cours sont donc vraiment interactifs! Cela nous change des amphis en France, où l'on écoute le prof en grattant 3 heures durant, et où l'on ne peut s'adresser à lui qu'à la pause où à la fin du cours.
- A la fin de chaque cours, les étudiants tapent tous frénétiquement du poing sur la table...pour applaudir! Sehr lustig!


Voilà! Il n'y a plus qu'à! ...armée de mon BGB (code civil), de mon meilleur ami le lexique juridique franco-allemand, et autres bouquins.

Grosses bises à tous et bis dann!

mardi 14 octobre 2008

C'est l'automne et je tousse. Heureusement, Oliver est là pour remédier à la situation!

Oliver, c'est mon voisin. Depuis quelques temps, on se sauve régulièrement la vie : il me prête son aspirateur, je lui dépanne des jetons de machine à laver, il m'a installé mon téléphone... et il s'inquiète pour ma toux. Hier soir, entre 2 essais d'installation de téléphone, il me dit "ça fait longtemps que tu tousses non? Si tu veux je te prêterai un sirop." "Ah euh ok si tu veux pourquoi pas..." lui ai-je répondu, tout en me demandant s'il était juste philanthrope ou si il en avait marre de m'entendre tousser à travers les bouts de cartons qui nous servent de cloisons!
Ce matin, j'étais allée à la fac régler une nouvelle fois quelques formalités. Sur le chemin du retour, je me concentrais pour éviter les tas de feuilles que je soupçonnais d'abriter des crottes de chien, tout en me disant que ça y est, décidément, c'est l'automne. Et, en arrivant chez moi, alors que j'avais complètement oublié ma toux et le sirop d'Oliver, j'ai trouvé, scotchés sur ma porte, le fameux sirop, accompagné de sa notice et d'une explication d'Oliver...bilingue, s'il vous plaît! En allemand, puis en anglais. Il fait ça bien le voisin. Il faut dire qu'il a plutôt intérêt à ce que je comprenne bien, car il me demandais également dans son mot si je pourrais par hasard lui acheter un jeton de machine à laver jeudi à la Sprechstunde (permanence du gardien), car il ne sera pas là. Intéressé, le voisin?? Peut être, mais quand même süB!



dimanche 12 octobre 2008

De ce week end à la maison j'ai rapporté dans ma valise....

Plein de sourires, beaucoup d'émotions, de franches rigolades, des poils de Che et de Gomore...













... de quoi affronter demain ma "vraie" rentrée et le droit en langue de Goethe!

I'll be back! :-)